58 % des PME déclarent ne pas savoir évaluer les conséquences financières d’une cyberattaque, selon une enquête publiée en 2024 par Le Journal des Entreprises.
Pourtant ces entreprises représentent 48 % des victimes de rançongiciels recensées par l’ANSSI (Agence Nationale pour la Sécurité des Systèmes d’Information), selon le Panorama de la cybermenace publié en 2026.
Derrière ces chiffres, se dessinent des situations opérationnelles délicates pour les entreprises : des outils bloqués, une activité à l’arrêt, des clients non livrés, des prestataires et experts à mobiliser en urgence pour relancer leur entreprise.
Pour une PME, la difficulté est donc d’évaluer correctement le risque afin de le prévenir en déployant les moyens les plus adaptés.
Combien coûte une cyberattaque ? Quels sont les risques pour votre activité ? Quelles solutions mettre en place pour prévenir ces risques ?
Net4Business vous apporte éclairages et réponses dans ce nouvel article.
Combien coûte une cyberattaque pour une PME ?
En France, une cyberattaque coûte en moyenne 466 000 euros à une PME, soit entre 5 et 10 % de son chiffre d’affaires, selon l’ANSSI. Ce niveau de coût s’explique notamment par la diversité et la fréquence des menaces auxquelles elles sont exposées.
Les PME sont principalement ciblées par des campagnes de phishing, souvent utilisées comme point d’entrée initial, puis par des ransomwares exploitant des accès compromis ou des systèmes insuffisamment sécurisés. Les fraudes au président, quant à elles, reposent sur des techniques d’ingénierie sociale visant des fonctions clés comme la finance ou la direction.
Quels sont les frais engendrés par une cyberattaque ?
L’arrêt d’activité représente le poste de dépenses le plus lourd après une cyberattaque. Selon les données citées dans le rapport du Sénat n°393 (2024-2025), les pertes d’exploitation constituent la part la plus significative du coût total d’un incident cyber. Ce n’est pas la rançon qui coûte le plus cher à une PME : c’est le temps pendant lequel elle ne peut plus travailler.
Pendant un arrêt, vos équipes ne produisent pas, vos commandes ne partent pas, vos clients attendent. Si vous dépendez de solutions logicielles pour facturer, communiquer ou organiser vos livraisons, chaque journée d’indisponibilité se traduit directement en perte de chiffre d’affaires.
Le groupe Bayard et son journal La Croix en ont fait l’expérience en septembre 2024. Touchés par un rançongiciel, ils ont subi une interruption de leur production. Le journal Libération a lui aussi fonctionné en mode dégradé pendant plusieurs jours après une attaque par rançongiciel, en octobre 2024.
Les dépenses liées à la gestion de la crise. Le même rapport sénatorial identifie deux autres postes de dépense :
- Le recours à des prestataires externes qui regroupent l’intervention d’experts techniques pour analyser et contenir l’impact de l’attaque, mais aussi pour gérer les démarches administratives et juridiques en cas de données clients exposées, ou encore la communication de crise.
- La remise en état du parc informatique. La remise en état des infrastructures engendre aussi des coûts, d’autant plus que les matériels doivent être remplacés en urgence.
Une cyberattaque peut déclencher une obligation légale de notification à la CNIL (Commission Nationale Informatique et des Libertés). Le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) impose de signaler toute violation de données dans un délai de 72 heures. Un manquement à cette obligation, ou des mesures de protection préalables insuffisantes, exposent votre entreprise à une sanction administrative. La CNIL a prononcé 486,8 millions d’euros d’amendes en 2025, dont une part significative concerne des TPE et PME, selon son bilan des sanctions 2025.
Votre PME est-elle vraiment dans la cible des cybercriminels ?
Les PME sont la cible prioritaire des attaques par rançongiciel en France, pour la deuxième année consécutive, selon l’ANSSI.
Cette tendance s’explique par le fait que les grandes entreprises ont renforcé leur posture de cybersécurité, les rendant plus difficiles à atteindre pour les attaquants. Opportunistes, ces derniers orientent mécaniquement leurs cyberattaques vers des cibles potentiellement moins bien défendues.
Une entreprise n’a pas besoin d’être dans un secteur stratégique pour être visée par une cyberattaque. Dans la plupart des cas, les attaques sont automatisées et menées à grande échelle : des outils scannent en permanence des millions d’adresses IP à la recherche de failles connues, mais qui n’auraient pas été corrigées par les entreprises. C’est pourquoi maintenir son parc informatique à jour et correctement configuré est la première défense contre ces actes de cybermalveillance.
Au-delà de l’incident lui-même, les conséquences commerciales se prolongent bien après la résolution technique. Selon le Cyber Readiness Report 2024 de Hiscox, 47 % des entreprises touchées déclarent avoir perdu des prospects dans les mois suivant l’incident, et 43 % ont perdu des clients. Une réputation abîmée ne figure dans aucune facture, mais elle pèse durablement sur votre activité.
Comment prévenir les cyberattaques contre votre PME ?
Pour identifier les actifs à protéger, il faut commencer par évaluer votre exposition réelle aux risques. Un diagnostic du parc informatique permet d’identifier les vulnérabilités accessibles de l’extérieur : équipements mal configurés, accès distants non sécurisés, logiciels obsolètes. C’est cette cartographie qui donne une base de travail fiable, là où beaucoup de PME avancent sans visibilité sur leur propre environnement numérique. Un prestataire informatique peut réaliser cet audit et en restituer les résultats de façon exploitable pour un dirigeant, sans jargon technique.
À partir des résultats de ce diagnostic, les actions à mener deviennent plus lisibles. Certaines couvrent une grande partie des risques courants et peuvent être mises en place rapidement :
- mises à jour régulières des logiciels et équipements,
- activation du MFA (authentification multi-facteurs) pour l’accès aux comptes et applications,
- sauvegardes des données sécurisées, testées et isolées du réseau.
Net4Business propose une offre de cybersécurité complète, avec des dispositifs de protection dans la durée, incluant la supervision continue de votre parc informatique et la détection proactive des anomalies.
Grâce aux interventions de maintenance proactive, nos techniciens réduisent le risque de cyberattaque et l’exploitation de failles non détectées au sein de votre informatique d’entreprise.
Pour nos clients en PME, nous traduisons les risques techniques en actions opérationnelles concrètes et proposons des ajustements, à mesure que leurs environnements de travail évoluent.
Net4Business sécurise le parc informatique des PME de Loire-Atlantique.
Net4Business est un prestataire informatique basé en France près de La Chapelle-Glain (44670), qui accompagne les PME dans la gestion et la sécurisation de leur parc informatique.
Nos experts déploient et maintiennent des solutions de protection adaptées à la taille et aux usages de votre structure : supervision du parc, gestion des sauvegardes, sécurisation des accès distants, protection de la messagerie, pour vous permettre de limiter votre exposition aux cyberattaques et de réduire l’impact d’un incident éventuel.
Vous souhaitez évaluer le niveau de protection de votre parc informatique et identifier les mesures prioritaires à mettre en place ? Contactez Net4Business.

